monthly written entries of incidental incoherent thoughts made tangible. A blog of a journey through chaos, words colliding into images. Language colliding in architexture. Life colliding into art.

Wednesday, July 25, 2007

les nuages sont roses à Pessac

Jaune oui Jaune
Oui jaune oui
sauf que ce n’est plus pessac avec ses maisons jaunes au noms farfelus comme frou frou et Henriette.
Jericho et moi avions nommé la maison des Tarnays la Poupoupidou, mais cocotte, aurait été pas mal aussi.
Oui cocotte minute.
cuisson sous pression,
chacun près à exploser, dans sa marmite.
Les nuages sont roses à Pessac quand je met mes lunettes.
Les vers de terres vont être roses ici quand je vais mettre mes mains à la pâte.
Il est tard et j’en baille depuis trois heures, des baillements aussi exigus que baillants, c’est le décalage, c’est l’os de la saumonette pognée dans ma gorge.
je n’arrive pas à mettre le doigt dessus.
y mettre le doigt.
mettre les pieds dans les plats.
C’est plate
Limites.
guérit-on d’avoir manqué d’amour?
Qu’est ce ça véritablement , le fait de manquer d’amour, comment est ce mesurable? quantifiable?
ça existe puisque Apollinaire en parle
le mal aimé
la gué, jette laguée
rison

aujourd’hui j’ai vu un petit petit moineau, il boitait, il hurlait, je me suis penchée, il était là avec son bec jaune, mais pas libre, son beau bec avec du jaune à lèvres,
il souffrait, il piaillait, et je me suis sentie toute impuissante, je me suis mise à lui parler pour que ma raison fasse le tour, de l’os dans la gorge,
l’immense impuissante question,
je me suis relevée,
non je ne suis pas capable de le prendre,
ni de le tuer, ni rien,
je suis capable de rien,
je suis juste capable,
de me lever, le coeur déchiré, et de partir, avec mon fidèle os. mon os de gorge fidèle.
Pas capable.
J’ai cette certitude, je l’ai lu dans ses yeux, tout était là,
l’amour,
et je ne l’invente pas.
Je fuis et je coule de partout, mais ce regard je l’ai lu et je ne l’invente pas, il a duré peu de temps.
très peu de temps.
et
il est gravé là dans mon coeur pour la vie, comme une certitude.
Ça!
je le sais,
je fuis et je coule de partout, mais cette certitude là n’a pas pris la porte, elle est là suspendue,
omniprésente.
Il y a aussi l’autre
mon autre que je ne vois plus du tout, mais qui me sert de bouclier, de bouc émissaire, toute la haine que je me porte, je la lui crache, ma grosse vache,
a mal aux pattes, à force de se tenir à genoux.
Ma grosse vache essaie de se fondre dans le décor, à force elle a finit dans la marmite, les cocottes minute l’ont mangé.
Mon paillasson est revenu,
il était parti,
il est revenu,
Depuis Pessac, et la tapisserie, les faux bateaux, les mots dits sur des oeufs durs, tons de chansons sans hargne mais au vinaigre grincant,
ici
il n’y pas de champ
ici,
ni d’ail, ni d’ail en robe de chambre, je reviens chez moi.
à l’abris du vent je ne ferais fuir personne,
elle a besoin de son champ d’ail.
Moi bon vieux paille à son
je suis son bon vieux champ d’ail.
Je reviens en douce des maudits oeufs durs, je m’installe et elle ne remarque rien, l’air de rien, rien que de l’air, un oeuf cocotte fait trois petites minutes et puis s’en va, depuis que l’eau bout. L’eau à genoux sur ses pattes, s’en va , elle en a assez de ces cocottes minutes, sans coeurs.
rancoeur
sans mots dire
Et puis, bord’ aile, Il y a le jaune, le jaune de la liberté qui ne se promène pas en jupe.
Il y a plus encore le jaune des oeufs de mots durs qui reste jaune au nom de cette liberté à dire à voix haute parce que sinon ça ne dit rien.
ça sonne creux.
ça crache des faux bateaux
ma grosse vache.
ça vente
ça éventre
mon hérisson tout de pic.
qui pique nique au truc de ma truque.
C’est le jette lague silencieux.
qui me jette toute nic et pic dans le truc.
le truc éventré
le vide,
cumul
vide denrée rare
un faux bateau
un vide évidé
jaune
épou vente
ventre
épouvantré.
cuisson
non déterminée.
un mot dur.
un bec jaune.
rotations
éro
tique
permutation
nique moi avec ton pic dans ma truque.
Les nuages sont orses à Pessac.
orses, orses, sélavy

relu et corrigé 25 juillet 2007 midi

Thursday, July 19, 2007


If you click on the question mark you will have a visit with bukowski.
you will have l'avis of a pouett pouett
that cures my malady.
goodnight
goodbye

Monday, July 16, 2007

EH BEH J'AI FAIT LE TOUR DE MONTCUQ

Alors il y a les tournesols de MONtCUq, il y a l'arrêt de Montcuq, il y a Lucien et son frère Jeannot qui trempe les biscuits dans son vin mouelleux. Il y a aujourd'hui les pruneaux d'agens fourrés, Il y a eu les patates pas étouffées avec les gousses d'ail en robe de champs et non en robe de chambre.
Il faut suivre les choses dans leur logique, il y a eu Muriel accroupie au milieu de la route nationale, pour mieux prendre ses silots.
Il y a les beaux garçons que je n'ai pas pu prendre le temps de savourer parce que je les ai pris en photo.
Ce matin, il y a eu les dessins et l'écriture sur les vieilles marches de Pern. Le dessin du toit du fournil, et les fourmils qui contournaient mes fesses pour se rendre a leur destination. Il y a l'expression, té tu correk pour chauffer l'char a l'arrêt de MONTCUQ, et il y a eu bien sur Lucieng et sa chienne fleurine. Il m'appelle LAPASCALETTE, ehg pourquoi pas, heing? Il ne voulait pas nous laisser partir, les mains sur la portière de la voiture, il insistait que je revienne au moins au mois d'août avec Muriel et sa maman Simone. Il y a le pull de Lucieng, il y a le fait que là tout de suite je ne dors pas, la perspective du voyage de demain mating me fesse dans le dash. Les pensées tournent à 100 milles à l'heure, Jericho est revenue avec le plus gros tournesol que j'ai jamais vu pour ses cousines! Les moutons à lunettes, les mouches dans la cuisine.
Il y a eu les seins de la starlette du calendrier dans la cuisine de Jeannot et Lucien. Les magrets de canards, les figues pas mûres. Les chaussures à 3 paires pour 10 Euros. Les blocs de foi gras, a St_cirq Lapopie. La nage de fin de journée, dans la rivière du Lot. L'eau de vie du bien brave et adorable papa de Muriel.
Eau de vie à La poire, redoutable. Exquise, on ne sent que la poire. Il y a les tableaux imaginés à Muriel, les cavaliers à têtes de moutons qui cabrent des chevaux blancs tachés de noir. Il y a les grues, et les masques de lapins, les têtes de pensées. Il y a les histoires précieuses derrière les tableaux de Muriel, il y a sa jupe faite maison qui a des grandes poches triangulaires, et des zigzag blancs rouges et turquoises.
Il y a la robe qu'elle a trouvé dans la cave qu'elle avait acheté dans un YMCA de chicago, rouge blanche et bleu. Qu'elle a mise le 14 juillet à son insu. C'est seulement après le concert et la visite dans divers centre d'artistes, après le feu d'artifice et le repas au restaurant l'atelier, qu'elle s'est aperçue que sa robe était de mise. Elle m'avait même demandé si ça ne faisait pas trop drapeau français.
J'ai dit "NON PAS DU TOUT DRAPEAU FRANÇAIS"
Il y a que j'ai fait chabrot.
et j'en passe.
merci Muriel

Monday, July 09, 2007

l'inspiration du vin bouchonné




les vinègriers de Bordeaux


Elle c'est Agnès quelque chose, nommée la plus belle femme de France elle est enterrée à Espelette.


BORDEAUX-Deuxième ville portuaire de France pour le trafic négrier,
PENDANT tout un siècle, de 1729 à 1826, 150.000 esclaves ont été déportés d’Afrique vers l’Amérique et principalement vers les Antilles par 500 navires bordelais. Il aura fallu attendre ce 10 mai 2006 pour que soit organisée la première manifestation officielle reconnaissant le passé négrier de la métropole girondine.
Les signes d’un réveil tardif des pages sombres de la mémoire bordelaise apparaissent enfin, 20 ans après Le Havre et 14 ans après Nantes. Si cette dernière a occupé la tête du peloton dans cet effroyable "commerce" des hommes, les familles d’armateurs girondins ont assuré 11,4% du trafic français de la traite des Noirs.
On n’a certes jamais vendu d’esclaves sur les quais ou les places de Bordeaux, fait remarquer l’historienne et documentaliste Danielle Pétrissans-Cavaillès (1) , tout en soulignant que les traces de la traite affleurent de toute part dans la ville.
Et de citer : les mascarons à tête de noir en pierre ou terre cuite timbrant les façades du 18ème des hôtels particuliers ou bâtiments officiels, des documents d’archives dans les musées de la ville, des noms de commerçants et armateurs négriers toujours gravés sur les plaques des rues.
Ce sont des signes visibles qui "rappellent, à qui sait et qui veut voir, ce commerce des humains dont s’est autrefois enrichie la ville, à une époque où le commerce avec les Antilles était indissociablement lié au trafic négrier".

retour de Paris




Wednesday, July 04, 2007

Pris pour Paris





Départ de Bordeaux à 2 heures am, arrivée à Nanterre-préfecture10h00 am. Chöpi nous y a conduit comme un superhéro. On laisse la petite famille pour s’engouffrer dans le RER rouge direction Chatelet. Ça sent déjas mauvais. Ça me titille, soudainement, la crasse de la banlieue, m’ennivre. Je vais silloner Paris avec ma fille Jéricho, je vais pouvoir, m’asseoir aux Tuileries, et lui parler de ma maman. Je me rend compte que je n’ai pas grand chose à dire. Ce que j’ai ressenti, il y a 15 ans, assise avec ma maman, je ne sais si je pourrais le décrire. Peut-être du haut de mes 20 ans, ai-je compris combien la vie est éphémère. Expliquer ça à une petite de 8 ans, c’est délicat, surtout que les détails de mon souvenir ne collent pas trop avec ce que sont les tuileries aujourd’hui. Les immeubles qui contournent la place sont très propres. La place est remplie de monde. Alors qu’à l’époque lors de mon épiphanie:
il s’agissait d’une réalisation profonde, là, parmis l’odeur particulière de ces buissons aux petites, toutes petites feuilles brillantes et lisses, les petits cailloux, imitants le sable grossit à la loupe, la géométrie propre à l’europe. Je réalise que rien ne reste là figé, sauf peut-être justement les souvenirs. Les oiseaux chantaient, et aux prises avec le chatoiement de Paris, de mon jeune âge, de la mort imminente de ma maman je n’avais pas remarqué le chants des oiseaux, qui l’avaient ému, je ne me souviens même pas très bien ce qu’elle m’a dit, sauf que je me suis dit à ce moment là, qu’elle était plus là qu’elle ne l’avait jamais été: présente, entièrement présente, les oreilles tendues aux moindre son, les sens délicats comme les antennes d’escargots. Elle était là.
Parler est une chose bien compliquée, souvent on partage très peu en se parlant.
il me semble que ce jour là tout s’est dit à l’intérieur de ce moment que nous avons partagé dans le silence en écoutant ensemble, ce qui nous entourait, rien d’extraordinaire, ou comme dit si bien ma fille tout d'extraordinaire d’ultra ordinaire. C’est le silence.
aujourd’hui avec ma fille l’histoire que j’ai à lui partager me semble fade, les gens sont assis pêle mêle, le jardin des Tuileries est bondé de monde, c’est fascinant, mais il n’y a rien qui ressemble à une épiphanie.
Étrangement, Les générations se confondent, à Paris tout est là depuis si longtemps, tout a une histoire solide, même l’odeur de Paris ne change pas.
Je trouve la vie et ses sillons dans l'invisible ahurrissants.
Je lis Perec, W ou le souvenir d'enfance.
Paris, un bouillon,
d’histoire,
d’odeurs,
le père lachaise
la musardine
Belleville
Ménilmontant
Orry La Ville-Coye La forêt.
le potager de Bogar.
le thaumatrope de la cinémathèque.
le cubicule du personnage mythique de Pierre François Maquaire et ses flipbooks.
les pigeons des halles.
le monoxyde de carbone qui monte jusque dans le lit à mes narines dès 9 heures am rue vincent auriole.
les petits suisses.
la gomme Hollywood.
les abricots de franprix
les cerises du marché à Belleville.
la tour Eiffel.
les musées.
le grand palais
Hanselm keiffer
niki de st-phalle
les sucettes au citron vert.
le dernier croissant qui reste à 10 heures du matin qu'on finit par se partager en deux, en trois, en quatre
les ballerines noires... chez les petites...

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