monthly written entries of incidental incoherent thoughts made tangible. A blog of a journey through chaos, words colliding into images. Language colliding in architexture. Life colliding into art.

Monday, June 25, 2007

polly pocket




une géante pile de polly pocket déposée derrière les galleries Lafayette près des canelés spécialité bordelaise.
Je me penche, je me met à ramasser les chaussures miniatures, les poupées de plastiques, les petites vestes colorées, les sofas, les minis radios, les fausses plantes et un univers ce présente à moi. je me demande si j'ai l'air d'une itinérante, d'une folle, je surmonte ces pensées, en voyant la tête de Jéricho qui découvrira ce petit trésor délaissé. J'essaie tant bien que mal de me perdre dans ce petit Bordeaux qui me ramène sans cesse aux même places publiques. Moi qui n'ai aucun mal à me perdre d'habitude, à Bordeaux, je n'y arrive pas. J'ai une petite après midi à moi, et je me mets a chercher de façon obstinée, ce magasin où nous avons laissé un dépôt pour des vêtements tout mignons pour Ila-B-. Rien à faire, je reconnais tout , mais les visites à bordeaux se chevauchent et je n'arrive plus bien à determiner le parcours que nous avions pris la semaine précedente.
Uni-ver. Je me rappelle, que BÉBÉ vers de terre est dans mon sac et il n'attend que ça de se faire prendre en photo à Bordeaux.
Je me demande si c'était prémonitoire, en septembre dernier je m'étais réveillée avec cet étrange composition, une vers et une pomme. C'était l'uni-ver. One world. Rien de trnascendant j'avoue, juste une configuration étrange dÙ'un esprit parfois trop simple. PARIS OR NOT Paris?

les mots




Sartre est né en 1905 et mort en 1980. Il a été le maître à penser de toute une génération (entre l'après-guerre et les années 70) . C'est un homme d'extrême gauche, il a été rédacteur en chef de La Cause du peuple, et il était athée. Il a été au début l'ami d'A. Camus, qui lui aussi était athée, mais qui allait plus loin et qui disait que le monde est absurde. Il a écrit 3 romans : L'Etranger, La Chute, La Peste.
      Face à l'absurde, Camus a fini par trouver la réponse : la solidarité. Son journal : Combat. Camus est un homme du peuple. Sartre considère que l'on doit s'engager.




S'engager, c'est mettre en gage sa réputation, son temps, son argent, sa liberté, sa vie…



      Sartre a été professeur de philosophie. C'était un intellectuel, c'est-à-dire quelqu'un qui gagne sa vie avec les productions de son esprit, mais surtout celui qui ose prendre position, qui fait entendre sa voix. Il y a de moins en moins de véritables intellectuels en ce moment (sauf Bernard Henri Lévy). Sur le plan philosophique, il est l'inventeur de l'Existentialisme, qui part du principe que nous n'avons que notre existence, il n'y a pas d'essence. Sa grande idée c'est que


" nous sommes la somme des actes que nous posons "


c'est-à-dire qu'aucun de nos actes ne peut être retranché.

Tous ceux qui se cherchent des excuses sont pour lui des salauds.


Le salaud sartrien, par exemple, c'est le chrétien qui va se confesser.

Sartre pense que l'homme se construit en agissant.
Il met au centre de tout la responsabilité (responsable : qui peut répondre de ses actes).
Sartre jouait souvent le rôle du " méchant ", celui qui ne laisse rien passer, qui ne se laisse pas faire (ce n'est pas le sens habituel).
     


D'autre part, il a lutté toute sa vie contre le racisme, le colonialisme, la dictature, la guerre, la mauvaise foi. [existentialistes à Saint-Germain-des-Prés].
En 1964, Sartre publie Les Mots, qui est une courte autobiographie, qui renouvelle le genre (elle est beaucoup moins complaisante). Depuis Sartre on n'ose plus écrire des autobiographies comme Rousseau. Mais en même temps, ce texte qui est à la fin du livre est assez désespéré et désespérant. C'est l'année où il a refusé le prix Nobel de littérature. D'autant plus que c'est la dernière grande œuvre de Sartre, puisque après et jusqu'à sa mort il écrira des essais, fera de la politique. C'est un texte à valeur testamentaire.

archétype de la littérature autobiographique;

Comment parler de soi sans déformer ses propos, sans être tenté de donner une vision littéraire des événements, c’est-à-dire transformée à des vues esthétiques ?

Cependant, pour Sartre, les enjeux sont sensiblement différents, l’écriture autobiographique devient un prétexte à critiquer sur un plan philosophique les valeurs de l’éducation bourgeoise qu’il a reçue et pour ébaucher les principes de sa philosophie existentialiste qu’il développe dans l’Etre et le Néant. Toute lecture demande donc un décryptage, et en particulier ce passage des Mots où Sartre aborde son père, mort alors qu’il était en bas âge, et en dresse un portrait lacunaire. Il est surtout question de son rapport à la paternité, qui déroge à toute attente.
Ainsi, il convient de questionner
     Le récit autobiographique de Jean-Paul Sartre intitulé Les Mots paraît en 1964. A cette époque Jean-Paul Sartre est marqué par une série d’événements tragiques : la mort par accident  d’Albert Camus, la disparition du philosophe Merleau-Ponty, la vieillesse de sa propre mère … Tous ces événements  l’incitent à revisiter son enfance et à chercher à répondre à cette question : que peut la littérature ?  Sartre y raconte son enfance, non avec la complaisance qu'étalent souvent les souvenirs d'enfance, mais au contraire avec esprit critique et ironie. Il démystifie l'attendrissement dont beaucoup entourent cette époque de la vie, en affirmant : "J'étais un enfant, ce monstre [que les adultes] fabriquent avec leurs regrets." 
Alors que beaucoup aiment à évoquer avec complaisance leurs souvenirs d'enfance, Sartre ,au contraire, se livre à cet exercice avec un esprit critique et une grande ironie. Il démystifie l'attendrissement dont beaucoup entourent cette époque de la vie,
Le livre est divisé en deux parties : "Lire", "Ecrire". En effet, l'apprentissage de la lecture et de l'écriture ont été les deux événements les plus marquants pour l'enfant imaginatif et solitaire que fut Jean-Paul Sartre. Son enfance s'est déroulée parmi des adultes.
Son père était mort alors qu'il n'avait qu'un an, et sa mère, une très jeune femme, était revenue chez ses parents, Charles et Louise Schweitzer. Charles Schweitzer, un Alsacien, enseignait le français aux étrangers, surtout aux Allemands, à Paris. C'était un vieillard majestueux, à la longue barbe blanche, qui, très comédien, jouait les pères nobles tout en déployant avec ostentation beaucoup d'affection pour son petit-fils.Dans la seconde partie, intitulée «Ecrire» , on découvre les encouragements prodigués par Charles, le grand-père.
Mais ces exercices d'écriture prennent l'allure d'une « imposture» , car l'enfant a recours au plagiat. Par peur que le petit-fils envisage de vivre de sa plume, le grand-père dicte sa loi : « Poulou »  sera professeur de lettres et écrivain du dimanche. Mais le jeune Sartre ne s'en laisse pas compter


«  Bref il me jeta dans la littérature, par le soin qu'il mit à m'en détourner»
 2. L'ironie sartrienne
    L'ironie consiste à feindre d'entrer dans le jeu de l'adversaire pour mieux le contrer. Ici Sartre pratique surtout l'autodérision.
1) La première cible de l'ironie sartrienne : c'est l'enfant.
      A la ligne 5, " l'enfant merveilleux " est ici une antiphrase puisque dans le reste du livre il n'arrête pas d'ironiser sur l'enfant prétentieux qu'il était.
      Ce qui est très réussi ici, c'est que " l'enfant merveilleux " est ironique mais également un peu nostalgique, émouvant. Il y a une ambiguïté dans tout le texte. L'enfant qu'il a été est surtout visé dans la longue métaphore des lignes 19 à 28, le thème du voyageur sans billet, qui est d'habitude un thème positif avec une notion de liberté, une sorte de refus des conventions, mais pourtant il est ici négatif. C'est une allusion directe à un épisode de son enfance, dans la partie Lire. L'enfant ici n'est pas valorisé comme il l'est d'habitude dans la littérature française. L'enfance est liée à l'excuse, ce qui est négatif. En effet, pour Sartre, en tant qu'existentialiste, l'homme est sans excuse. Ici c'est une métaphore complète car le contrôleur serait sa conscience, le compartiment sa réflexion. On a l'impression d'un dialogue impossible avec lui-même. L'enfant ne sort pas grandi de l'enfance ici [Sartre n'aimait ni l'enfant qu'il a été, ni les enfants]. C'est une image grinçante.
2) L'ironie prend aussi la forme de l'autodérision
    Lorsqu'il affirme à la ligne 14 : " je mérite sûrement un prix de civisme " puisqu'il était souvent en contravention avec les lois de la République (il a participé à des manifestations interdites à l'époque de de Gaulle). L'ironie culmine surtout avec la ligne 11, elle s'exerce autour de la religion. Il s'attaque à une croyance fondamentale, à une base de la foi chrétienne. L'Esprit Saint est un principe supérieur qui relie et réunit le père et le fils.
    Sartre a beaucoup déplu aux chrétiens. Ici, l'ironie prend la forme d'un humour un peu salace puisque le Saint-Esprit est réduit à une serveuse de bar qu'il pince pour la séduire. " les caves ", l.11, ajoutent un univers sordide. Le verbe " expulsé ", à la même ligne, transforme le Saint-Esprit en " squatteur " (en occupant illégitime). C'est vraiment quelque chose de trivial. D'autres mots font ironiquement allusion à la foi et à la religion : l.9 " martyre " [le fait d'avoir été tué pour sa foi] et " salut ", l.10 " immortalité ".
    Il y a ici une ambiguïté (encore une !) puisque ces 3 mots qui font référence à la foi chrétienne peuvent avoir une autre signification :
    Le " martyre " est peut-être une allusion à son statut d'écrivain maudit. Le " salut ", c'est peut-être le fait d'écrire, d'être lu, reconnu. L' " immortalité ", ce peut être celle que donne l'Académie, la gloire littéraire. On s'aperçoit donc que même lorsqu'il ironise sur la foi chrétienne il pratique l'autodérision (moment où il reçoit le prix Nobel). N'oublions pas que le livre d'appelle Les Mots.


conclusion
Tout d'abord, c'est une page qui demande un lecteur soupçonneux. Même le pessimisme peut apparaître comme une opération de séduction. C'est une sorte de texte piégé, qui se conteste lui-même mais en même temps célèbre le bonheur d'écrire. Heureusement, l'ironie fait sans cesse exploser tous les mots clinquants. On peut se demander si Les Mots sont une parodie d'un autobiographe ou une autobiographie parfaitement réussie. Pour aller plus loin, on peut même se demander si Les Mots en général, et ce texte en particulier, n'ont pas fini par réaliser l'ultime virtualité du genre littéraire. Sartre a inventé l'autobiographie du vitriol sans doute parce qu'il se méfiait de ses propres attendrissements. La parodie a une fonction d'ascèse (purification). Il n'empêche que l'on sort de ce texte avec une impression de malaise, de gâchis, d'une vie ratée. On dit souvent que les gens qui aiment Sartre n'aiment pas ce livre.
L'homme de 1964 a changé . S'il continue d'écrire, c'est maintenant par métier. : «Ce que j'aime en ma folie, c'est qu'elle m'a protégé, du premier jour, contre les séductions de "l'élite": jamais je ne me suis cru l'heureux propriétaire d'un "talent" : ma seule affaire était de me sauver - rien dans les mains, rien dans les poches - par le travail et la foi. Du coup ma pure option ne m'élevait au-dessus de personne: sans équipement, sans outillage je me suis mis tout entier à l'œuvre pour me sauver tout entier. Si je range l'impossible salut au magasin des accessoires, que reste-t-il ? Tout un homme, fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n'importe qui».
Commentaire composé : Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964 « Il n’y a pas de bon père….. voilà tout. »
Il n'y a pas de bon père, c'est la règle; qu'on n'en tienne pas grief aux hommes mais au lien de paternité qui est pourri. Faire des enfants, rien de mieux; en avoir, quelle iniquité! Eût-il vécu, mon père se fût couché sur moi de tout son long et m'eût écrasé. Par chance, il est mort en bas âge; au milieu des Énées qui portent sur le dos leurs Anchises(l), je passe d'une rive à l'autre, seul et détestant ces géniteurs invisibles à cheval sur leurs fils pour toute la vie; j'ai laissé derrière moi un jeune mort qui n'eut pas le temps d'être mon père et qui pourrait être, aujourd'hui, mon fils. Fut-ce un mal ou un bien? Je ne sais; mais je souscris volontiers au verdict d'un éminent psychanalyste: je n'ai pas de Sur-moi.
Ce n'est pas tout de mourir; il faut mourir à temps. Plus tard, je me fusse senti coupable; un orphelin conscient se donne tort: offusqués par sa vue, ses parents se sont retirés dans leurs appartements du ciel. Moi, j'étais ravi: ma triste condition imposait le respect, fondait mon importance; je comptais mon deuil au nombre de mes vertus. Mon père avait eu la galanterie de mourir à ses torts : ma grand-mère répétait qu'il s'était dérobé à ses devoirs; mon grand-père, justement fier de la longévité Schweitzer(2), n'admettait pas qu'on disparût à trente ans; à la lumière de ce décès suspect, il en vint à douter que son gendre eût jamais existé et, pour finir, il l'oublia. Je n'eus même pas à l'oublier: en filant à l'anglaise, Jean-Baptiste(3) m'avait refusé le plaisir de faire sa connaissance. Aujourd'hui encore, je m'étonne du peu que je sais sur lui. Il a aimé, pourtant, il a voulu vivre, il s'est vu mourir; cela suffit pour faire tout un homme. Mais de cet homme-là, personne, dans ma famille, n'a su me rendre curieux. Pendant plusieurs années, j'ai pu voir, au-dessus de mon lit, le portrait d'un petit officier aux yeux candides, au crâne rond et dégarni, avec de fortes moustaches: quand ma mère s'est remariée, le portrait a disparu. Plus tard, j'ai hérité de livres qui lui avaient appartenu: un ouvrage de Le Dantec sur l'avenir de la science, un autre de Weber, intitulé: Vers le positivisme par l'idéalisme absolu. Il avait de mauvaises lectures comme tous ses contemporains. Dans les marges, j'ai découvert des griffonnages indéchiffrables, signes morts d'une petite illumination qui fut vivante et dansante aux environs de ma naissance. J'ai vendu les livres: ce défunt me concernait si peu. Je le connais par ouï-dire, comme le Masque de Fer ou le Chevalier d'Eon et ce que je sais de lui ne se rapporte jamais à moi: s'il m'a aimé, s'il m'a pris dans ses bras, s'il a tourné vers son fils ses yeux clairs, aujourd'hui mangés, personne n'en a gardé mémoire; ce sont des peines d'amour perdues. Ce père n'est pas même une ombre, pas même un regard: nous avons pesé quelque temps, lui et moi, sur la même terre, voilà tout.
Jean-Paul Sartre, Les Mots, 1964, Gallimard.



PRECISION SUR L’IMPOSTURE
  Au sens le plus courant, c’est une tromperie, une feinte, une entreprise de simulation mais l’idée d’imposture (comme le mot le laisse entendre ) signifie que l’on simule en adoptant des attitudes, en prenant des poses. Prétendre, par la pose incarner l’essentiel d’une identité, voilà le cœur de l’imposture.
 Dans Les mots   comme dans L’être et le néant, Sartre dégage une imposture plus fondamentale : celle par laquelle les hommes tâchent de se donner une densité, une contenance, en adoptant des poses, des rôles ;  l’imposture  est  à la fois intellectuelle et ontologique ; elle comprend une forme de  mensonge à soi  car chacun devrait bien sentir que ces poses sont  artificielles et seulement destinées à masquer l’indétermination fondamentale de nos possibilités,  ce que Sartre appelle notre liberté.


«Que l'humanité vienne à disparaître, elle tuera ses morts pour de bon.»
[ Jean-Paul Sartre ] - Extrait de Les Mots

Friday, June 22, 2007

charles de Gaulles






mercredi
terminal f34, je me suis couchée au sol dans l’avion.
Jéricho a dormi la tête posée sur mes genoux.
Jéricho, en arrivant à charles de gaulle m’a demandé,
“où est la tour effel?”
le monsieur de la douane nous a demandé où nous allions,
j’ai répondu ‘Bordeaux’
“vous allez visiter les caves?”
J’entends: tu vas aller voir les imbéciles.
J’ai vraiment cru qu’ils traitait les bordelais de caves.
J’ai ri.
Jéricho porte son chandail snoopy.
dans l’avion une madame s’est réveillé en hurlant, lorsque le pilote a parlé dans le micro. puis elle a lancé un croissant sur la tête de l’hôte de l’air.
quelques jours plus tard...
dimanche fête des pères.
Léo Ferré
LA CHANSON DU MAL-AIMÉ
Poème de Guillaume Apollinaire à Paul Léautaud.


Et je chantais cette romance
En 1903 sans savoir
Que mon amour à la semblance
Du beau Phénix s'il meurt un soir
Le matin voit sa renaissance.


Un soir de demi-brume à Londres
Un voyou qui ressemblait à
Mon amour vint à ma rencontre
Et le regard qu'il me jeta
Me fit baisser les yeux de honte

Je suivis ce mauvais garçon
Qui sifflotait mains dans les poches
Nous semblions entre les maisons
Onde ouverte de la mer Rouge
Lui les Hébreux moi Pharaon

Que tombent ces vagues de briques
Si tu ne fus pas bien aimée
Je suis le souverain d'Égypte
Sa soeur-épouse son armée
Si tu n'es pas l'amour unique

Au tournant d'une rue brûlant
De tous les feux de ses façades
Plaies du brouillard sanguinolent
Ou se lamentaient les façades
Une femme lui ressemblant

C'était son regard d'inhumaine
La cicatrice de son cou nu
Sortit saoule d'une taverne
Au moment où je reconnus
La fausseté de l'amour même

Lors qu'il fut de retour enfin
Dans sa patrie le sage Ulysse
Son vieux chien de lui se souvint
Près d'un tapis de haute lisse
Sa femme attendait qu'il revint

L'époux royal de Sacontale
Las de vaincre se réjouit
Quand il la retrouva plus pâle
D'attente et d'amour yeux pâlis
Caressant sa gazelle mâle

J'ai pensé à ces rois heureux
Lorsque le faux amour et celle
Dont je suis encore amoureux
Heurtant leurs ombres infidèles
Me rendirent Si malheureux

Regrets sur quoi l'enfer se fonde
Qu'un ciel d'oubli s'ouvre à mes voeux
Pour son baiser les rois du monde
Seraient morts les pauvres fameux
Pour elle eussent vendu leur ombre

J'ai hiverné dans mon passé
Revienne le soleil de Pâques
Pour chauffer un coeur plus glacé
Que les quarante de Séba4e
Moins que ma vie martyrisés

Mon beau navire o ma mémoire
Avons-nous assez navigué
Dans une onde mauvaise à boire
Avons-nous assez divagué
De la belle aube au triste soir

Adieu faux amour confondu
Avec la femme qui s'éloigne
Avec celle que j'ai perdue
L'année dernière en Allemagne
Et que je ne reverrai plus

Voie lactée ô soeur lumineuse
Des blancs ruisseaux de Canaan
Et des corps blancs des amoureuses
Nageurs morts suivrons-nous d'ahan
Ton cours vers d'autres nébuleuses

J e me souviens d'une autre année
C'était l'aube d'un jour d'avril
J'ai chanté ma joie bien-aimée
Chanté l'amour a voix virile
Au moment d'amour de l'année

AUBADE CHANTÉE A LAETARE UN AN PASSÉ

C'est le printemps viens-t'en Pâquette
Te promener au bois joli
Les poules dans la cour caquètent
L'aube au ciel fait de roses plis
L'amour chemine à ta conquête

Mars et Vénus sont revenus
Ils s'embrassent à bouches folles
Devant des sites ingénus
Où sous les roses qui feuillolent
De beaux dieux roses dansent nus

Viens ma tendresse est la régente
De la floraison qui paraît
La nature est belle et touchante
Pan sifflote dans la forêt
Les grenouilles humides chantent

Beaucoup de ces dieux ont péri
C'est sur eux que pleurent les saules
Le grand Pan l'amour Jésus-Christ
Sont bien morts et les chats miaulent
Dans la cour je pleure à Paris


Moi qui sais des lais pour les reines
Les complaintes de mes années
Des hymnes d'esclave aux murènes
La romance du mal aimé
Et des chansons pour les sirènes

L'amour est mort j'en suis tremblant
J'adore de belles idoles
Les souvenirs lui ressemblant
Comme la femme de Mausole
Je reste fidèle et dolent

Je suis fidèle comme un dogue
Au maître le lierre au tronc
Et les Cosaques Zaporogues
Ivrognes pieux et larrons
Aux steppes et au décalogue Oui les cosaques sont anti sémites, ils sont fidèles au décalogue
C'est la concision, la portée, la puissance des dix commandements qui les distinguent de tous les autres enseignements. Aucun document religieux n'a encore jamais exercé une aussi grande influence sur la vie morale et sociale de l'homme que le décalogue. Absolument sans défaut, négatifs dans leur expression mais positifs dans leur signification, ils occupent facilement la première place de tout notre système moral. Les dix commandements sont « le plus grand code moral abrégé jamais formulé ».
Homonymie
Le texte de l'Exode 20:2-17 est le suivant (Traduction de Louis Segond. Voir la Traduction du Rabbinat en page de discussion) :
20.2
(I) Je suis l'Éternel (YHWH), ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude.
20.3
(II) Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face.
20.4
Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.
20.5
Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent.
20.6
et qui fais miséricorde jusqu'en mille générations à ceux qui m'aiment et qui gardent mes commandements.
20.7
(III) Tu ne prendras point le nom de l'Éternel, ton Dieu, en vain; car l'Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain.
20.8
(IV) Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier.
20.9
Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.
20.10
Mais le septième jour est le jour du repos de l'Éternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes.
20.11
Car en six jours l'Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé le septième jour: C'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié.
20.12
(V) Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne.
20.13
(VI) Tu ne commettras point d'assassinat.
20.14
(VII) Tu ne commettras point d'adultère.
20.15
(VIII) Tu ne déroberas point.
20.16
(IX) Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain.
20.17
(X) Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain

et il en existe un deuxième que je mets ici pour la forme
Le second énoncé en Deutéronome 5, 6-17, est presque identique. Une différence bien connue concerne le 4ème Commandement. Dans l'Exode, il est écrit "Souviens-toi (Zakhor) du jour du Shabbat" et dans le Deutéronome "Observe", ou "Garde" (Chamor) le jour du Shabbat". La tradition, rappelée à chaque entrée de Shabbat, à l'office du vendredi soir, dans le Lekha Dodi, veut que les deux mots ont été prononcés en même temps.
On remarque que sept commandements sur dix commencent par la négation "Lo", Ne pas. Seuls les Premier ( Je suis YHWH), Quatrième (Souviens-toi du Shabbat) et Cinquième (Honore ton père et ta Mère) sont positifs.
• Moïse et les Dix Commandements
• Autres découpages des Dix Commandements
• Autres versions par Martin Winckler

Les Dix Commandements, selon Flavius Josèphe [modifier]
• Antiquités judaïques, livre 3, chapitre 5
Tous entendent une voix venue d'en haut, elle leur parvient à tous, de manière qu'ils ne perdent aucune de ces dix paroles que Moïse a laissées écrites sur les deux tables. Ces paroles, il ne nous est plus permis [51] de les dire explicitement, en toutes lettres, mais nous en indiquerons le sens.
5. La première parole nous enseigne que Dieu est Un, qu'il ne faut vénérer que lui seul [52]. La deuxième nous commande de ne faire aucune image d'animal [53] pour l'adorer, la troisième de ne pas invoquer Dieu en vain, la quatrième d'observer chaque septième jour en nous abstenant de tout travail, la cinquième d'honorer nos parents, la sixième de nous garder du meurtre, la septième de ne point commettre d'adultère, la huitième de ne point voler, la neuvième de ne pas rendre de faux témoignages, la dixième de ne rien convoiter qui appartienne à autrui.
Transférées dans le Christianisme, les instructions du Décalogue ont connu de sérieuses divergences d'interprétation.
• Variantes des Dix Commandements


Le Sabbat [modifier]
Le jour du repos va pour les Juifs du coucher de soleil du vendredi au coucher du soleil de samedi. Le sabbat (cessation de travail) peut concerner toute fête et pas seulement le 7e jour de la semaine.
L'évangile de Jean (19, 31) affirme que les Juifs ne voulant pas transgresser l'interdit particulièrement important du sabbat de la fête de la Pâque demandèrent à Pilate que soient brisées les jambes des crucifiés (pour qu'ils meurent plus vite) et que les corps soient enlevés et placés dans un tombeau le vendredi avant la tombée du jour.
Les chrétiens croient que Jésus est ressuscité le troisième jour, au matin de Pâques. Pour eux, le jour de repos est devenu le dimanche, le premier jour de la semaine, le Jour du Seigneur (Dominicus).
Pour les musulmans, le jour saint est le vendredi, qui pour les juifs est le jour de préparation pour le sabbat.
Aucune de ces trois religions ne conteste l'existence ni la validité du décalogue.
• Shabbat
• Sabbat Chrétien

Tu n'assassineras point [modifier]
Contrairement à la traduction classique qui affirme "tu ne tueras point", la vraie traduction est "tu n'assassineras point". Il n'est pas écrit dans les dix commandements tu ne tueras pas (lo taharog, verbe utilisé quand Caïn tue Abel, en Ge. 4,8) mais tu n'assassineras pas (lo tirtza'h). C'est ainsi une notion juridique plus complexe qui autorise notamment l'homicide en cas de légitime défense et la peine de mort sous des conditions très précises. Tu n'assassineras point peut s'interpréter comme : de ta propre initiative (c'est-à-dire sans l'aval de la communauté) ou en aucun cas (c'est-à-dire pas du tout, et pour certaines interprétations, comme celles de certains chrétiens avant Augustin d'Hippone, pas même un ennemi menaçant la vie de ta famille ; voir aussi les quakers).

L'adultère [modifier]
L'interdiction de l'adultère s'est interprétée parfois comme absence de relations sexuelles avec une personne mariée et parfois comme absence de relations sexuelles hors du cadre du mariage. Il est vrai qu'à l'époque la question ne se posait pas vu que les femmes et les hommes devaient être vierges au mariage.


Portez comme un joug le Croissant
Qu'interrogent les astrologues
J e suis le Sultan tout-puissant
O mes Cosaques Zaporogues
Votre Seigneur éblouissant

Devenez mes sujets fidèles
Leur avait écrit le Sultan
Ils rirent à cette nouvelle
Et répondirent à l'instant
A la lueur d'une chandelle

Jéricho has a melt down. et comme par hasard dans la pièce à coté sa cousine, fond en larmes. Apollinaire, il est nébuleux. et dramatique, il fait des références aux pharaons, aux hébreux, pour parler de son amour blessé. Il alterne aussi des vers en italiques.
et son bac Français, à cousine, approche à grand pas!
Toujours pas très bien compris pourquoi;
il alterne de lettres toutes droites avec les italiques.
Justine s’arrache les cheveux avec les nébuleuses strophes alcoolisée d’Apollinaire.
de l’amour il dit que s’il meurt un soir comme un phoenix il renait au matin.
on découvre avec Apollinaire que les Cosaques sont dans les steppes de l’Ukraine.
cosaques signifie aventurier ou homme libre.
Les premiers Cosaques furent des hommes libres qui vagabondaient dans les steppes de l'Ukraine dépeuplées après l'invasion mongole, formellement sous l'autorité du Grand-Duc de Lituanie.
Et on ne parle pas ici du Hibou aquitain qui est aussi grand qu’une deux chevaux.
Le plus ancien document connu les mentionnant, le Codex Cumanicus en 1303, les désigne comme sentinelles et gardes des convois contre les hordes tatares. Mais ils deviennent également rapidement pillards à l'occasion, attaquant les convois en accord avec les Tatars. Ce sera l'origine des Cosaques Zaporogues.
Un noceur, rien qu'à voir son visage ! Un pantalon rouge vif, comme de la braise, un caftan bleu, une ceinture bariolée, un sabre au côté, et une pipe attachée à une chaînette de cuivre qui lui battait les talons ---- le vrai Zaporogue quoi », Nicolas Gogol). Un mélange audacieux de Bernard et Karine.
Apollinaire fait d’abord une aubade, un long poème d’amour formé d’autres vers d’amours, les mots sont tout droit, comme la posture de tchopi.
“je suis le sultan tout puissant
O mes Cosaques zaporogues
devenez mes sujets fidèles
leur avait écrit le sultan
Réponse des Cosaques Zaporogues au Sultan de Constantinople
(un pied de nez au sultan)


    Plus criminel que Barrabas
    Cornu comme les mauvais anges
    Quel Belzébuth es-tu là-bas
    Nourri d'immondice et de fange
    Nous n'irons pas à tes sabbats

    Poisson pourri de Salonique
    Long collier des sommeils affreux
    D'yeux arrachés à coup de pique
    Ta mère fit un pet foireux
    Et tu naquis de sa colique

    Bourreau de Podolie Amant
    Des plaies des ulcères des croûtes
    Groin de cochon cul de jument
    Tes richesses garde-les toutes
    Pour payer tes médicaments.
Empire ottoman [modifier]
Thessalonique a été, à partir du xviie siècle jusqu'au rattachement à la Grèce en 1912, le centre du mouvement messianique juif, déclenché par Sabbataï Tsevi. Les Sabbatéens y étaient regroupés jusqu'à l'échange de populations qui les conduisit en Turquie dans les années 1920.
Au xixe siècle, elle fut la quatrième ville de la Turquie, et un important centre politique. Le Parti Union et Progrès a vu le jour à Thessalonique, ainsi que les premières loges maçonniques turques. La révolution constitutionnaliste de 1908 a débuté ici, ce qui lui a valu le surnom de la Kaaba de la Liberté en Turquie. Après avoir été détrôné, le Sultan Abdülhamid II a été assigné à résidence dans cette ville, dans la demeure des Allatini.
Thessalonique est également le lieu de naissance de Mustafa Kemal Atatürk en 1881. Sa maison natale est aujourd'hui un musée.



Mais je vous pose la question.
Où est né Appollinaire?
Oui Guillaume?
Voilà la jeune rue et tu n'es encore qu'un petit enfant
Ta mère ne t'habille que de bleu et de blanc.

Oui à Bordeaux aujourd’hui j’ai remarqué plusieurs famille portaient du bleu et du blanc.
Après son pied de nez au Sultan. Enfin il est à la fois le sultan et les Cosaques. Il retourne dans sa plaie amoureuse. Les mots redeviennent italiques, et là il parle de sa blanche colombe: O marguerite exfoliée qui l’a abandonné.
Je l’imagine la marguerite sans ses pétales la tête rivée au sol, l’air piteux. L’amour déjas envolé vers d’autres cimes blanches.



surnommé Guillaume Macabre.
Il est né à Rome, Italie.
il est mort a 38 ans.
Pan
Beaucoups de ces dieux ont péri
c’est sur eux que pleurent les saules
le grand Pan l’amour Jésus-Christ
sont bien morts et les chats miaulent
dans la cour je pleure à Paris

Pan
Les montagnes, les bois, les divinités champêtres
Le dieu Pan, ainsi nommé, dit-on, du mot grec pan, « tout », était fils, suivant les uns, de Jupiter et de la nymphe Thymbris, suivant les autres, de Mercure et de la nymphe Pénélope. Selon d'autres traditions, il était fils de Jupiter et de la nymphe Calisto, ou peut-être de l'Air et d'une Néréide, ou enfin du Ciel et de la Terre. Toutes ces origines diverses trouvent une explication, non seulement dans le grand nombre de dieux portant ce nom, mais encore dans les attributions multiples que la croyance populaire prêtait à cette divinité. Son nom semblait indiquer l'étendue de sa puissance, et la secte des philosophes stoïciens identifiait ce dieu avec l'Univers ou du moins avec la nature intelligente, féconde et créatrice.




moi qui sais des lais pour les reines
les complaintes de mes années
des hymnes d’esclaves aux murènes

lais; terrain que la mer laisse à découvert.
murènes: poisson des fonds rocheux des côtes méditerranéennes, à corps allongés comme l’anguille, très vorace et causent des morsures dangereuses.

pyraustes: grosses mouches sensées vivre dans le feu. La cantharide. PYRO PHOROS, FIREFLY generated in fire and flies out of brass furnaces in cyprus. It resembles the moth.

satyres:
Les satyres, associés aux ménades, forment le « cortège dionysiaque », qui accompagne le dieu Dionysos. Ils peuvent aussi s'associer au dieu Pan.
Ils sont de jeunes gens à figure et corps humain avec des oreilles de cheval. Souvent, à cause de la confusion avec les faunes, on représente erronément les satyres comme des créatures mi-homme mi-bouc, avec des oreilles pointues, des cornes sur la tête, une chevelure abondante, un nez épaté, une queue de chèvre et un priapisme constant. Ils portent souvent des peaux de bêtes, de panthère (attribut de Dionysos par exemple). Un exemple en est le « faune dansant » de Lequesne, qui est plutôt un satyre.
Plusieurs âges de leur vie sont représentés. Les plus jeunes sont appelés satyrisci, ils sont représentés comme de gracieux jeunes gens — le satyre Anapauomenos (« au repos »), attribué à Praxitèle, en est le meilleur exemple (voir photo ci-contre). Les plus vieux satyres sont appelés silènes, d'après Silène, précepteur de Dionysos, et sont représentés comme étant d'une grande laideur. On les voit souvent une coupe ou un thyrse à la main, en train de danser avec des nymphes.

Sens dérivé [modifier]
Par analogie avec le comportement lubrique et libidineux attribué au satyre, on emploie communément ce terme pour qualifier un homme lubrique et obsédé qui recherche des relations sexuelles avec des inconnues, notamment des petites filles, ou qui se livre à des actes répréhensibles.

égypans : fils de pan et de la nymphe Ega
empans: La pagelle est un cerceau de fer dans lequel on range les bûches, dont la longueur est fixée à Toulouse à 5 empans, 1/3. La pagelle est très ancienne ...

agyraspides:
Les Argyraspides (en grec ancien Ἀργυράσπιδες / Argyráspides, les « Boucliers d'argent »), sont un corps de fantassins d'élite au temps des conquêtes d'Alexandre le Grand et de l'empire séleucide.
Comme Jéricho, Cédric et moi , les argyraspides sont une sorte de chevalier sans cuirasses.

dendrophores


les 7 épées:
Pâline
Noubosse
Lul de Faltenin
Malourène
Sainte-Fabeau

6ème sans nom d’un métal de gloire.
7ème sans nom s’exténue inconnue.







après la description des 7 épées nous retombons dans l’italique.
Luitpold: Prince regent of Bavaria from 1886 to 1912, in whose reign Bavaria prospered under a liberal government and Munich became a cultural centre of Europe.
Barcarol: chanson.

Wednesday, June 06, 2007

je nenene papapa


Mercredi.
déjas.
madame obéline se fait demander par pauline c'est quand votre anniversaire?
madame obéline réfléchit...
longtemps.
"mmmm...
oauuff ...
euh ça va aller à l'année prochaine!
j't'assez vieille de même!"

La mémoire à la dérive .
Quelle documentaire émouvant.
J'ai rit, pleuré , puis après j'en étais toute bouleversée.

J'm'en rappelle encore vrroum vrrroum...

Actual quotation;
"ça c'est quoi?
un bonbon?"

"non c'est un micro"

Tuesday, June 05, 2007


A SITUATION FOR DANCING.
Des sapins de noël mouillés, tracés par de longues chaussettes brunes.
Des grosses fesses qui grincent quand elles frottent ensembles.
Des grosses bedaines noires,
aussi,
2 paires de seins également noires.
Le public est sous les spots, le père noël est confortablement assis au premier rang, il carresse sa barbe.
Il est tout blanc.
Dans le fond il y a des jeunes garçons assis nonchalemment en tenu de chorale.

Ils ne font rien.

Ou peut-être font ils ce que les jeunes font si bien,
ils trainent.
Il y a un frigo, des bières,
les hommes qui se sentent hommes sont assis d'un coté, les femmes qui se sentent femmes de l'autre.
Le frigo est blanc.
le frigo est avec les femmes.
ce soir seulement.
peut-être.
la scène est noire.
Le rideau est tombé par terre.
Elle porte un veston rayé d'homme avec des shorts de jogging.
C'est elle qui fait tomber le rideau.
violemment.
gelsomina, se promène avec un grand hoody gris, c'est tout...
longtemps s'écoule.
je regarde les hommes qui se sentent hommes, ils sont sous le glaire du spot, pèle mèle.
le geste.
le geste.
la danse se répète inlassablement,
le père noël.
observe.
swish
swish
swish
swish.
il ne se passe rien.
deux passantes un verre à la main.
chacune.
deux sapins de noël.
deux portes noires qu'elles font tomber.
les clés qu'elles portent soigneusement.

deux couples qui se trainent en chassé croisé.
Ils s'aiment.
elles se dévorent.
ils se carressent.
langues.
ballons noirs.
vodka.
un homme assis dans le public se met à chanter.
une femme également.
Le plancher est noir.
théâtre Lachapelle
mardi 5 juin.2007

advice from a worm



It's all about worms, existentialism, baby black worms, adult affectionate worms, worms that drive cars, worms that delete spam on their computers, worms that are held in a dress, turning down a ride to a dance piece. Worms getting paid 6 dollars an hour to do the dishes. une belle grande demoiselle qui pousse son bain rempli de bébés vers de terre, le bain est posé sur une charette. Comme la comète avec la grande queue de feu s'apprête a s'écraser contre la terre, le ciel est d'un gris apocalyptique, il danse,
il danse maintenant,
Il mangeait des hamburgers jusqu'à ce qu'il vomisse, puis un jour il a donné la réplique de sa copine à l'école nationale de théatre, en faisant du yoga il est devenu danseur. Elle a attaché son vélo au mien, mon vélo est pris au coin de bienville et st-laurent. Sur un poteau avec un autre vélo inconnu pardessus. Je fais quoi moi? j'écris un mot. How rude! je dis comme ça au vélo, à son proprétaire, je fais quoi maintenant?
je marche.
Le destin a voulu que je marche. Elle m'a parlé de W ou le souvenir d'enfance de george perec, j'ai acheté le livre, j'ai écouté Mahsuni serif. Mais surtout, je pense à elle avec son bain roulant, elle veut le poser, elle veut lui donner une maison, aujourd'hui, j'ai un arbre qui pousse dans mon ventre. Il faut des vers pour que l'arbre pousse. Elle, la petite, à adopté un bébé ver de terre noir, il s'appelle waldo ou Jordan. Jusqu'à maintenant, il a eu beaucoups d'attention,
Things come in waves.
Il peut ne rien se passer pendant journées et puis hop tout à coup, la guerre éclate.
le tonnerre gronde!
la volée attérit involontairement contre la joue, et le coeur se met à battre la chamade.
involontairement
Comme lorsqu'il s'arrête, involontairement.
Answer the question!
Je dois partir.
Je dois prendre mes jambes et marcher jusqu'à mon vélo attaché.
pour voir cette jolie demoiselle faire son spectacle lorsqu'elle ne déménage pas son bain rempli de bébé vers de terre pour se protéger de la pauvre comète qui s'apprête à s,ecraser contre la terre.

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mtl, qc, Canada
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